Relations

Exercice 766. On définit sur $\R$ la relation binaire $R$ par $xRy \iff \cos^2 x + \sin^2 y = 1$.\\
  1. Montrer que $R$ est une relation d'équivalence.\\
  2. Déterminer la classe d'équivalence de $x \in \R$.
Exercice 767. On considère la relation $\preceq$ sur $\N$ définie par $\forall n,m \in \N^{2}$, $(n \preceq m) \iff \exists p \in \N ,\; m = n^{p}$.\\
  1. Vérifier que $\preceq$ est une relation d’ordre.\\
  2. Est-ce un ordre total ?
Exercice 768. Soit $\mathcal{R}$ la relation définie sur $\R$ par :\\ \[ \forall (x,y) \in \R^2,\;\; x\mathcal{R}y \Longleftrightarrow (x=y=0)\;\;\lor\;\;xy>0.\\ \]
  1. Montrer que $\mathcal{R}$ est une relation d’équivalence. Décrire les classes d’équivalence associées.\\
  2. Montrer que $\mathcal{R}$ est une congruence sur $(\R,\times)$.

Exercice 769. Démonstration

\\ Soit $E$ un ensemble et $\sim$ une relation d’équivalence sur $E$.\\ Pour tout $x \in E$, on note $\mathrm{cl}(x) = \{y \in E \mid y \sim x\}$.\\
  1. Montrer que pour tous $x,y \in E$ on a \[ \mathrm{cl}(x)=\mathrm{cl}(y) \Longleftrightarrow \mathrm{cl}(x)\cap\mathrm{cl}(y)\neq\varnothing \Longleftrightarrow x\sim y. \]
  2. En déduire que les classes d’équivalence de $\sim$ forment une partition de $E$.
Exercice 770. Étudier la relation définie sur $\N$ par : $x\mathcal{R}y \Longleftrightarrow \exists n \in \N^*,\;\; y=x^n$.
Exercice 771. Si $(u_n)_{n \in \N}$ et $(v_n)_{n \in \N}$ sont deux suites de réels, on convient que $(u_n)\;R\;(v_n)$ si et seulement si, pour tout $n \in \N$, il existe $p,q \geqslant n$ tels que\\ \[ u_p \leqslant v_n \;\; et \;\; v_q \leqslant u_n. \]
  1. $R$ est-elle une relation d’ordre ? Est-elle une relation d’équivalence ?\\
  2. Notons $c$ une suite constante. Déterminer les suites $u$ telles que $u\;R\;c$.
Exercice 772. \\
  1. Montrer que la relation $\sim$ définie sur $\N \times \N$ par\\ \[ (a,b)\sim(c,d)\Longleftrightarrow a+d=b+c\\ \] est une relation d’équivalence.\\
  2. Expliquer en quoi l’ensemble quotient (l’ensemble des classes d’équivalence) pour cette relation définit $\Z$.\\
  3. Montrer que la loi d’addition sur $\N^2$ est compatible avec la relation $\sim$, et qu’elle coïncide, par passage au quotient, avec l’addition de $\Z$.
Exercice 773. Soit I un ensemble ordonné et $(E_i)_{i \in I}$ une famille d’ensembles ordonnés.\\ Toutes les relations d’ordre utilisées seront notées $\leqslant$.\\ On pose $E=\{(i,x) \mid i \in I \;\; \text{et} \;\; x \in E_i\}$ et on le munit de l’ordre suivant :\\ \[ (i,x) \leqslant (j,y) \iff (i < j \;\; \text{ou} \;\; (i=j \;\; \text{et} \;\; x \leqslant y)). \] Vérifier que c’est bien un ordre sur $E$.\\ On dit qu’un ensemble $(F,\leqslant)$ est bien ordonné lorsque toute partie non vide de $F$ possède un minimum.\\ Montrer que si $I$ et les $E_i$ sont tous bien ordonnés, alors $E$ est aussi bien ordonné.
Exercice 774. Soit $E$ un ensemble fini et $O_E$ l’ensemble des ordres sur $E$.\\ Si $\leqslant_1$ et $\leqslant_2$ sont deux ordres sur $E$, on dit que $\leqslant_1$ implique $\leqslant_2$ si pour tout $(x,y) \in E^2$, on a\\ \[ x \leqslant_1 y \Rightarrow x \leqslant_2 y. \]
  1. Montrer que cela définit une relation d’ordre sur $O_E$.\\
  2. Montrer que $O_E$ admet un minimum pour cette relation.\\
  3. Quels sont les éléments maximaux de $O_E$ ?
Exercice 775. Soit $(E,\leqslant)$ un ensemble ordonné.\\ On dit qu’une partie $X$ de $E$ est libre si ses éléments sont deux à deux non comparables.\\ On note $L(E)$ l’ensemble des parties libres de $E$.\\ On définit sur $L(E)$ la relation $R$ par\\ \[ X \;R\; Y \iff \forall x \in X,\;\exists y \in Y,\; x \leqslant y. \]
  1. Montrer que $R$ est une relation d’ordre.\\
  2. Montrer que la fonction $\mathrm{Id}_{L(E)}$ est croissante de $(L(E),\subset)$ dans $(L(E),R)$.\\
  3. Sa réciproque est-elle croissante ?
Exercice 776. Soit $(E,\leqslant)$ un ensemble ordonné fini.\\ On appelle chaîne de $E$ tout sous-ensemble de $E$ totalement ordonné, et cochaîne de $E$ tout sous-ensemble de $E$ formé d’éléments deux à deux incomparables.\\ Montrer que la longueur maximale d’une chaîne de $E$ est égale au minimum du nombre de parties d’une partition de $E$ dont toutes les parties sont des cochaînes de $E$.